1929 : François André invente le resort à la française


Le développement de la station balnéaire et la naissance du golf de la Baule

Un lieu de villégiature réunissant hôtel de luxe, casino et installation sportive : c’est le système de resort à la française qu’invente François André en développant ses stations balnéaires dans les années 1920. à la Baule, il est déjà propriétaire de l’hôtel L’Hermitage, de l’Hôtel Royal et du casino. A Deauville, son associé possède l’Hôtel Normandy et le casino de la ville. Implantés sur les destinations phares des très riches touristes parisiens et britanniques, leur empire se construit au bout des lignes de chemins de fer, et dans le luxe.

Le premier golf de la Baule ouvre en 1929 sur la commune du Pouliguen. Conscient de l’empire qu’il développe, François André anticipe pourtant son extension dès la même année par l’achat de 220 hectares de terres agricoles sur la commune voisine de Saint-André-des-Eaux. En préservant les terrains nécessaires à l’agrandissement de son golf, il participe en réalité dès 1929 à la mise en réserve d’un vaste territoire entre la Brière et la Baule, pour plusieurs dizaines de décennies.

C’est en 1976 qu’ouvre le nouveau golf de la Baule sur la commune de Saint-André-des-Eaux : un premier parcours de 18 trous sur une centaine d’hectares, accompagné de son Club House, plus grande chaumière de la région construite pour l’occasion. Lucien Barrière, neveu et successeur de François André, en est à l’origine. Il modernise le groupe de son oncle et fonde dans les années 1980 le groupe Lucien Barrière, aujourd’hui connu pour la propriété de 17 hôtels de luxe, 130 bars/restaurants, 41 casinos et 10 installations sportives haut de gamme le long de toutes côtes françaises et de la Méditerranée.
Le golf, qui prend le nom de « Golf International Barrière la Baule », n’arrive pas seul. Si un seul parcours ouvre en 1976, l’ensemble des plans est déjà prévu sur les 220 hectares disponibles à Saint-André-des-Eaux. Fort d’un statut juridique particulier et unique en son genre, il s’accompagne et se justifie par un montage immobilier très précis : en 1976, ce sont 97 villas qui sont construites sur les lisières du premier parcours, réparties et gérées par quatre associations foncières urbaines différentes.

 

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