Ambiances du site


« Moi j’aime bien marcher derrière, c’est calme, il n’y a pas de vent, il y a des belles villas » 

Une population vieillissante à la Baule-les-Pins n’est autre que celle de la canopée. Les arbres qui la constituent, plantés pour la plupart dans les années 1870, arrivent en fin de vie. La ville-jardin qui tire son nom de sa forêt de résineux pourrait perdre de son caractère s’ils venaient à disparaître. Le couvert végétal qui abrite les villas s’étend au-dessus des habitations et procure de l’ombre aux habitants et aux visiteurs
mais il permet aussi de rafraîchir la ville en été en ménageant des îlots de fraîcheur. Sur la dune, les pins permettent de retenir le sable et d’éviter les mouvements de la dune, protégeant ainsi la ville d’Escoublac d’un éventuel ensevelissement. En hiver, la canopée permet également une meilleure gestion des eaux de
pluie. En ce sens, la canopée peut être considérée comme un élément essentiel du patrimoine baulois.

« Ils nous ont mis des horreurs à la place des maisons bauloises, il y en a quelques unes qui résistent »

De même, les immeubles du front de mer, entièrement blanc, avec leurs balcons bleus filants, ouverts sur la mer font partie du paysage baulois. Ces immeubles tournés vers la mer dessinent une rupture entre une « ville-arrière » et une « ville-avant ». Cette ville de façade se ressent particulièrement dans la contre-allée du remblai, la voie du deuxième front, sur laquelle les façades arrières des immeubles donnent. Ces façades sont
souvent conçues comme des espaces techniques, donnant sur un parking au rez-de-chaussée, elles ne présentent pas de grande qualité architecturale, les espaces publics à cet endroit ne sont constitués que de routes, de parkings et de trottoirs.

« Y a rien du tout comme activités sur la plage »

Enfin, la Baule c’est une plage urbaine, la plus longue d’Europe. Elle fait partie des plus belles baies du monde,
comme Copacabana, bien que l’échelle s’avère complètement différente. La Baule c’est un remblai, une promenade au dessus de la plage, à environ 3m de haut, qui rappelle un peu les digues souvent construites en bord de mer. Est-ce un ouvrage de protection ? Peut-être pas encore mais il pourrait bien le devenir un jour.

Un commentaire sur “Ambiances du site

  1. 28 août 2017 Fleuridas

    Décidément vous aimez bien Copacabana régulièrement évoqué dans vos commentaires. Vision idyllique des pins, pardon, la canopée, sur La Baule. Ceux qui y vivent, j’en connais, aimeraient bien en voir disparaître quelques-uns afin de retrouver de la lumière dans la maison, un jardin sans des monceaux d’aiguilles de pin, et sans le risque des chute d’arbres dangereusement inclinés.

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