Les utopiades


Les Utopiades sont au croisement du colloque, de la « schubertiade » et du match d’improvisation. C’est une journée de présentation de la première session de travail : celle de l’analyse poussée du territoire et de la mise en exergue de visions prospectives.

Sous la forme d’une exposition, les étudiants ont donc restitué la première partie de leur travail dans la salle des mariages de la mairie de La Baule le 24 mars 2017. Cette exposition a été le décor de la journée des Utopiades, qui s’est déroulée sur le thème « Natures péri-urbaines » :

« Natures péri-urbaines »… Cela peut vouloir dire…

« Les natures dans le péri-urbain ». De la Brière à la mer, il y a le choix : parcs naturels, parcs urbains, plages touristiques, terrain de golf, aérodrome, parcs publics ou jardins privés, etc. Espaces primaires, secondaires, tertiaires. A protéger, à gérer, à promouvoir. L’utopie (non-lieu en un premier sens) serait alors d’inventer, par le projet architectural, urbain ou paysager, des programmes inédits qui redonnent lieux et formes aux espaces naturels métropolitains. Mais cela peut aussi désigner.

« La nature du péri-urbain ». C’est-à-dire cette fois la nature fonctionnelle, sociale ou sensible des espaces de production, des modes de vie ou des ambiances dont le contraste et l’hétérogénéité font « le péri-urbain » – désormais métropolitain. L’utopie (lieu heureux en un second sens) serait cette fois d’inventer des programmes qui, en usant de tous les registres méthodologiques que la notion recèle (sa liberté de ton, sa connaissance technique, son ambition sociale ou sa valeur symbolique), redonnent vie et sens aux franges, aux lisières, aux rives, aux interfaces, aux marges et à toutes les formes de limites qui relient et séparent à la fois ces milieux hétéroclites.

C’est à croiser ces différents sens, à partir de points de vue disciplinaires contrastés, que sera consacrée cette journée sur « les franges du péri-urbain ! »

Pour ces Utopiades ouvertes à tous, des mini-conférences croisées ont permis d’intenses réflexions et mises en débat grâce aux interventions de Carlos Llop (architecte et urbaniste), Eric Chauvier (anthropologue), Christian Piel (urbaniste et hydrologue), Françoise Cremel (paysagiste), Laurent Pinon (programmiste urbain).

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