La Gare-ticole

Située sur la limite de la ville, dernier élément appartenant au bâti dense de la ville, la proximité directe avec des champs d’expérimentation est favorable à l’installation de la Gare-ticole.

La Gare-ticole est un lieu d’expérimentations végétales permettant la mise en résidence de chercheurs, botanistes, horticulteurs, paysagistes ou  jardiniers en herbe. En effet, ce site, ancienne gare de Marines, a pour nouvelle vocation d’essayer de nouveaux types de végétaux, de nouvelles mises en œuvres… Il s’agit en fait du laboratoire d’expériences qui vont ensuite pouvoir se développer à plus grande échelle dans les lisières. Le site comprends aussi des locaux de stockage des végétaux ou du matériel mis à disposition pour chacun en libre service. Comme on a pu le voir dans l’explication de l’Agence Mobilière, ce site peut aussi accueillir des écoles horticoles ou autres qui souhaitent développer l’apprentissage de la botanique à leurs étudiants/élèves. N’étant que deux à travailler sur la commune de Marines, ce projet ne sera pas développé.

Parcelle sur laquelle s’installe la Gare-ticole

Le Relais des Mobilités

Le projet se situe à un emplacement stratégique de la ville, au carrefour majeur entre la route historique et l’Allée des Aménités.

La parcelle choisie comporte des bâtiments de services existant : la Chamaillerie (centre de loisirs), une antenne-relais associé à son local électrique, une salle communale, un ancien bâtiment de la Halte ferroviaire, un vieil entrepôt inutilisé ainsi que des bâtiments en structures métalliques devant accueillir des start-up mais dont plus de la moitié des locaux sont vides. En plus de ce patrimoine bâti hétérogène, il existe un patrimoine végétal important : la route historique est bordée d’un mail planté centenaire majeur, et sur la parcelle même, se trouve un alignement d’arbres correspondant à l’alignement de l’ancienne voie ferrée.

Parcelle sur laquelle s’installe le Relais des Mobilités

Un patrimoine existant hétérogène à mettre en valeur

 

Le Relais des Mobilités, un site, plusieurs programmes

Pour les besoins du projet, et en raison du nombre important de salles communales qui existent déjà sur la commune, la salle communale est détruites, mais les plaques de métal qui composaient sa toiture peuvent être recyclées. En effet, en plus d’accueillir le siège de l’agence mobilière, le site offre des ateliers numériques pour permettre de construire soi-même des objets avec précision (de type fab-lab) ou encore un espace de location de véhicules différents (vélos, voitures, segway, charrettes….) Les parkings-vergers sont dotés de bornes électriques de rechargement.

Plan de toitures, maquette du projet

 

Plan de rez-de-chaussée

Volumétrie

Le projet s’appuie au maximum sur l’existant. Seule la salle communale est démantelée. Deux bâtiments seulement sont construits, alors que les bâtiments existants vides sont réinvestis.

Un nouveau bâtiment vient reprendre les volumes des start-up avec une légère rotation pour aligner son corps central avec l’entrepôt existant. Des toits vont venir couvrir certaines portions de terrain entre les constructions afin de pouvoir créer un espace continu plus grand si besoin (pour les halles de construction par exemple).

L’autre bâtiment vient s’aligner sur la rue et venir en porte-à-faux au-dessus du local électrique de l’antenne relais. Il forme un angle aigu pour s’aligner avec la voie cyclable et marquer l’entrée de la petite place centrale qui vient d’être créée.

Nouveaux éléments

Élévation depuis la rue principale

 

Références

Les références utilisées pour l’architecture du lieu sont celles qui suivent :

Architecture interactive, quand les écrans font architecture

Avec le développement du numérique et des nouvelles technologies, on assiste à une banalisation de l’écran de publicité, d’information, de mise en réseau. Que ce soit dans les centres de contrôle spatiaux ou dans les bourses, les réseaux et les écrans sont omniprésents mais souvent rajoutés, non pris en compte dans l’architecture. Les nouvelles technologies numériques mais aussi énergétiques vont sans doute promouvoir l’essor de ces écrans d’informations, afin de créer une ville interactive.

Intérêt dans le projet : mettre en réseau les acteurs de l’agences mobilière et informer les résidents, un lieu d’interactions sous toutes ses formes

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Plans des ateliers numériques

Les ateliers numériques se composent de trois bâtiments identiques et de l’ancien entrepôt. L’intégralité des parois de tous les bâtiments, y compris l’entrepôt, sont des parois ouvrables en tôles : ils peuvent avoir un aspect très fermé ou sembler n’être qu’un toit lorsqu’ils sont entièrement ouvert. Les plans montrent un exemple de possibilité d’ouverture.

Le bâtiment le plus à l’Ouest, proche d’un carrefour et dont un parking est accolé formant l’angle Sud-Ouest de la parcelle, accueille le point relais des mobilités : on peut y laisser son vélo et repartir avec une voiture, ou tout simplement venir charger son segway ou encore louer une charrette…

Le bâtiment central est entièrement voué à des outils numériques en libre-service. Les ordinateurs sont accessible directement depuis le talus.

Le bâtiment à l’Est comporte des ateliers, ainsi que des bureaux pour le personnel de la location et de la gestion des ateliers. Le talus donne sur un salon ouvert au public et qui permet de se détendre après un après-midi bricolage.

L’entrepôt accueille un café largemet ouvert vers l’extérieur avec un grand toit couvrant une terrasse.

Plan des ateliers numériques (les écrans en orange)

Plans du siège de l’Agence Mobilière

L’accueil des visiteurs sur le site se fait dans l’ancienne halte ferroviaire qui va diriger les nouveaux arrivés vers les bâtiments qui correspondent à leurs attentes. On y trouve aussi des ordinateurs en libre service.

Dans le nouveau bâtiment se trouve le siège de l’agence mobilière. Le rez-de-chaussée comprend un accueil, un data centre et des archives,  une salle commune de rencontre entre les chercheurs d’hébergement et des habitants de Marines prêts à loger quelqu’un, un bureau de rencontre pour rencontrer une personne impliquée plus précisément dans l’Agence Mobilière, ainsi qu’un espace libre d’expositions diverses (informations, arts…).

Plan du rez-de-chaussée (les écrans en orange)

Le 1er étage abritent d’autres bureaux de rencontre, une salle informatique en libre service, et une salle informatique réservée à ceux qui vont développer des applications en lien avec l’Agence Mobilière.

Plan du 1er étage (les écrans en orange)

Enfin, le 2nd étage accueille un dernier bureau de rencontre ainsi qu’une salle de réunion.

Plan du 2nd étage

 

La Nouvelle Métairie

Point relais du projet de révélation de la ville, le projet s’accroche à l’ancienne Métairie. Située en hauteur, à l’entrée Nord-Ouest de la ville, elle émerge au milieu des champs, alors facilement repérable depuis l’ancienne Route Royale vers Chars, la déviation, comme depuis la voie cyclable de l’Allée des Aménités.

Le projet s’inscrit dans la lisière de grande culture. Le projet fait réapparaitre les voies qui faisaient le paysage auparavant. Certaines voies sont des chemins qui longent les ruisseaux descendant du Caillouet. Des masses végétales et des alignements d’arbres signalent ces voies depuis le mail de la route historique. Le stationnement du projet se glisse le long de la voie d’accès du Chemin de la Métairie.

 

Parcelle dans laquelle s’inscrit la Nouvelle Métairie

Un nouveau point de vue sur les lisières

A cette échelle, on note que le projet se situe comme une ponctuation, un temps fort dans la promenade qui fait le tour de la ville et longe les différentes lisières accessibles aux habitants. Cette portion relie l’Allée des Aménités remise en serviceS au point culminant du Vexin sur la Butte du Caillouet. Un jeu de mise en scène par le parcours vient structurer son paysage. Il s’agit bien de pouvoir entrer et se retrouver au cœur des champs, s’y promener, y vivre, afin d’offrir un nouveau regard sur cette agriculture, passant par son accessibilité inédite.

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L’histoire commence, les intentions de projets

La Nouvelle Métairie se décline en trois sous-programmes répartis dans trois polarités bâties aux identités propres interagissant de manière complémentaire. A l’image de l’organisation originelle des bâtiments de vie et des bâtiments de travail autour d’une cour centrale, la Résidence du Métayer, la Maison du Projet et la Fabrique s’articulent autour d’un vide extérieur commun. Les trois entités programmatiques marient chacune un bâtiment neuf à un élément ancien. Le projet vise à ouvrir la cour sur l’extérieur, ouvrant ainsi le projet sur la campagne environnante et sur le projet urbain, de manière plus générale.

La cour de la Nouvelle Métairie est au croisement de deux chemins de randonnées, comme une respiration. Le projet reprend la typologie de l’enceinte percée du corps de ferme en multipliant les passages rendant poreux les contours de la cour. Les percées « en sifflet » cadrent et les « grandes traversées » divulguent des portions de paysage et invitent à passer pour le contempler. Ils génèrent une multitude de parcours possibles qui accompagnent la découverte progressive de ce lieu qui délivre alors ses usages, ses paysages et ses passages au fil de la curiosité.

Une fois le passage franchi, on découvre le panorama sur la ville côté Fabrique et sur le grand paysage du plateau au Sud-Ouest.

L’histoire continue, les intentions de projets

Ces trois polarités s’organisent donc autour de la cour centrale recouverte des tuiles concassées du site – sous les tuiles la pleine terre- complétée par deux terrasses qui viennent ancrer le projet dans son site en révélant les mouvements de terrain, dans le prolongement du niveau de référence de la cour. L’une à l’Est apparaît comme une scène sur la ville rendant visible depuis la ville l’activité de fabrication des ateliers. Plateforme en béton, lieu de desserte des matériaux. L’autre à l’Ouest partagées entre le restaurant et la salle des débats. Terrasse en bois sur le paysage dont l’accès est mis en scène par la grange de la maquette, ménageant des vues sur les champs.

Sous le grand arbre de la cour un café, une sieste ou une rencontre.
Sous les cépées du patio je peins, je lis ou je regarde passer le temps et les gens.
Sous la tonnelle de la ruine les œuvres en image, les projets en débat ou les curieux en promenade.

En réponse à la ruine dont il ne reste que les murs, le projet associe des parois pleines et percées à des parois libres, mobiles et transparentes.
La nouvelle architecture de mur est mise en scène. Six pans de murs pleins sont choisis pour leur visibilité depuis le lointain comme murs signaux. Au loin, les parois colorées attisent la curiosité et font pressentir le fourmillement du lieu rendu clairement visible. Ce jeu de façade est pensé comme une action participative avec les futurs usagers de la Nouvelle Métairie qui en deviennent les acteurs.
Pendant le chantier, les RésidAnts de Marines sont invités à venir peindre dans la grande cour un fragment du bardage qui recouvrira ces murs participatifs, laissant alors une trace de leur passage.

Références

La Fabrique, lieu de préparation et de fabrication des projets

La Fabrique est le lieu de préparation des projets, des œuvres, des installations, des performances, etc. à destination de la ville. Elle met à disposition des ateliers de tailles variables au sein des anciennes étables mises en relation avec les volumes contemporains qui regardent la ville. Entre les deux, une dilatation comme « boîte à outils » abrite le stockage les machines de découpe, ponçage, soudure, etc. Un pont roulant dessert les trois grands ateliers dans la longueur. Très modulables, ils peuvent s’ouvrir largement sur l’extérieur et s’adapter à des usages divers. De grandes traversées forment des passages entre cour et vue. Ces espaces sont à la fois fonctionnels – c’est là que se garent les camions pour que le pont roulant récupère les chargements- et proposent aussi des parcours possibles pour les curieux, comme variation du chemin de randonnée.

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La Résidence du Métayer, accueil de la Nouvelle Métairie , salle de restauration et lieu de vie des professionnels créateurs

Le grand pignon Sud-Est accueille les arrivants de la ville ou de la route. L’ancienne maison restaurée est prolongée plus à l’Ouest pour loger la cuisine du restaurant dont la salle vient fermer la cour et s’orienter vers le grand paysage. A l’étage, des logements peuvent accueillir les professionnels en résidence qui souhaitent vivre sur le lieu le temps de leur passage. Autonomes, ils peuvent partagent une terrasse entre cour et champs. Ces professionnels accueillis en « métayage » conçoivent les projets de transformation du territoire avec les résidAnts Marinois, participent aux projets artistiques qui touchent à leur environnement, leur rue, la place qu’ils foulent chaque jour pour acheter le pain, le champ qu’ils aperçoivent au bout de leur jardin, la venelle qu’ils empruntent pour se rendre chez un ami ou bien la cour qu’ils traversent pour entrer chez eux, devenant acteurs de l’évolution de Marines.